Dimanche 8 octobre 2006



 
Un temps fort autorise
deux temps faibles forcent
la pêche autrement percutante,
redispachée même en clubs subvertit
la valse rondement mignonne
ainsi poursuit la tradition
organise, du saisonnier tellement
des boucles se hasardent tellement
que leurs impasses et leurs rendus
n’ont pas encore assez le temps de
dignement s’épanouir
n’étant pas admissible
mondainement, la convenance veut,
se veut de bravoure consistante
alors que la logique
du phénomène (culturel) présenté
précipite sa raison sociale
ne serait-ce qu’en contenant
de si stimulants mobiles,
si séduisantes références
d’adorables soutiens
et pour ses sorties de rôles,
mais ses déprises notamment.
 
 
La méprise et sa souffrance
ne pourront se pointer
sans porteurs, leur substrat officialisant,
leur détresse à incarner
l’impasse, à participer autant
du massif, à rester fondu
dans les chorales
à chapelles et concepts formellement
hype : le soin porté aux menus détails
délaissant les grandes lignes
écoutant moins qu’un petit doigt
ne raffermit les parois des microcosmes
qu’il nourrit à dedans évoluer.
 
la souffrance
avec des généralités,
ne peut être
[sinon] déficitaire
Dans les distinctions
(reconnaissances et tout ça).
 
j’obtempère le jeu excitatoire
du faux fusionnel
à hocher plus qu’il ne
scruter pourrait m’insuffire
encore du ravageur
dans de l’élan coupé
comme il disait
quand il y a question
 
- du statut
- de l’art,
- du pourquoi de
 
l’exprimé ouvertement dépareillé,
du transfert au défouloir,
s’exaltent des résolutions
– et bêtes identifications,
   repérages par fictions, anti-stress ou sex-toys... –
aux rapports du public
aux orateurs (premièrement conflictuels,
ou bêtement respectueux, débilitant d’entente
d’abord agressif, théâtral, dompté ;
 
extérieurement compréhensif,
selon ses quelques distances mesurées
– consenties, convenues, à grands coups
de mises au point larvées, bien sûr
 
Si brillantes ou si stratégiquement
sombrement lumineuses,
[    ).   ]
telles solutions
oppressent, en aimant beaucoup,
en traquant ses rendus,
non de la spontanéité, éclairée
de légèretés lourdement saoulantes,
peut-être encore de plus infernales impasses,
leurs instructions fort excessivement vagues.
 
Des hâtes, même oppressantes
ont raisons d’être
toujours trop formelles
 
sciemment,
de l’extérieur,
s’envoûtent de factions
(se) forcent à des étreintes,
n’y sont pas portées sans office
à ritenuto programmé de saisons,
le turn-over, le sociétal de la hype,
                – justifiant sa cruauté
                élégamment au passage
                d’étroitesse tantôt chérie – ,
généreux, est exclusif :
une série de valses
sans d’autres corps
que cavaliers.
 
 
la tournante
le ridicule
pour patate chaude, habilement répartie
fautant avoue par outrages, volontiers
réclamant, invente
le pardon
de la gomme scinde
du lien consolidé sous-chose,
publique : Détournée,
sa priorité
n’abolit l’imposition de contorsions
Du peuple,
l’évaporé ne peut l’être
littéralement, le détachement
est guerrier,
en but à sa violence,
l’Usure ne va pas
sans virulence
tellement éteinte, prend part au ridicule
nécessaire outre sur-exposé
« au creux de l’apparence ».
 
 
en démêlés, il faut afficher
le précédent chapitre
l’austérité s’extime,
pour abnégation gratuite
utile à ronfler l’histoire
dans le sens de l’insupportable
idéal ou à le faire
le malin organisationnel
dégageant des fins et
dégagées, ses fins surtout
allègent le spectaculaire des moyens.
 
Disons qu’à la sortie du naïf,
la liaison débordant les motifs et factionnels
Se déploient sans discrimination
et tant l’attention s’émancipe
par-delà n’est pas contre
avant-tout sentimental déferlement
la re-indifférence consécutive
d’échauffement presque suffisant
 
tant que la tiédeur n’atteint pas le vacant
de l’ardeur alors en proie
constructivement, des enjeux alors
creusés par trop de généralités,
ceux-là s’étonnent encore de leur prudence,
jactent réciproquement si bien
que la soirée, c’est ça,
en quelque sorte, elle est toujours très réussie.
 
Retour à l'accueil

EDITO


1) Les cahiers de Benjy sont un journal collectif à l'allure abstraite détourné en anthologie progressive, où tous les mois du calendrier peuvent dire qu'il y a une  vie contemporaine des formes.

2) Plus ou moins cinq fois par mois, Les cahiers de Benjy accueillent un auteur / un texte, dans la rubrique Les cahiers. Benjy l'idiot, au sens chronologique bizarre, enregistre l'écriture de comportements singuliers, les petits drames insulaires grammatiques. 

3) Benjy a un frère, Bartleby. Il scribe de temps en temps dans la rubrique des Citations composées. Les citations sont des petits magasins pour le travail, comme les liens dans les biobliographies.

Benjamin Compson

AUTEURS


Gilles Amalvi
David Antin
Ludovic Bablon 
Joël Baqué
Jérôme Bonnetto
Antoine Boute
Antoine Brea
Victor Burgin
Vadim Bystritski
Arno Calleja
Tina Celona
David Christoffel
Clark Coolidge
Philippe Cou
Sylvain Courtoux
Kevin Davies
Rachel Defay-Liautard
Ray DiPalma
Erica Ehrenberg
Jihane El Meddeb
Claude Favre
Guillaume Fayard
Bruno Fern
Emmanuel Franzin-Régniez
André Gache
Renée Gagnon
Eric Giraud
Bob Hicok
Antoine Hummel
Julien de Kerviler
J. Kikomeko & Endure-Fort
Virginie Lalucq
Mylène Lauzon
Bertrand Laverdure
Samuel Lequette
Cécile Mainardi
Pierre Ménard
Angelo Monaco
Andreas Münzner
Amanda Nadelberg
Baris Ogreten
Frank O'Hara
Sabrina Orah Mark
Orchid
Eugene Ostashevsky
Nathan Parker
Daniel Pozner
Martin Richet
Eugene Robinson
Kit Robinson
Samuel Rochery
Michael Rothenberg
Esther Salmona
Claude Salomon
Marie-Céline Siffert
Cedar Sigo
Soncric
Gertrude Stein
Nicolas Tardy
Vincent Tholomé
Dorothée Volut
Candace Walsh
Gilles Weinzaepflen


+ Liste complète des textes


RECHERCHER

CONTACT

benjamincompson(at)voila(point)fr

SYNDICATION

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus